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Arrêts des Intercités à Creil en 2015 : une première avancée

9 mai 2014 | Posté par Alexis dans Actions en cours | Actualités | Ce que Lutece a obtenu

La campagne de LUTECE et de la FNAUT Picardie en faveur du rétablissement de la desserte de Creil par les Intercités en direction d’Amiens le matin commence à porter ses fruits.

En effet, de multiples actions sont engagées auprès des usagers (tractage en gare, pétition) et des élus (audience obtenue au cabinet du Maire de Creil et Président de la Communauté d’agglomération qui a abouti au vote d’une motion demandant le rétablissement des arrêts Intercités, intervention de Mme la Sénatrice Laurence Rossignol suite à cette démarche).

Alors que ces demandes étaient à l’origine refusées en raison d’ « impossibilités techniques »*, une première avancée a pu être obtenue : un arrêt à Creil sera rétabli sur un Intercités en milieu de journée (Paris 11h50, Creil 12h19, Amiens 13h).
Si cette décision constitue un premier pas encourageant, elle ne répond cependant pas pleinement à notre demande de rétablissement d’un arrêt à Creil sur l’Intercités qui est dans le projet SNCF/RFF au départ de Paris à 12h31 (équivalent à l’actuel 12h28), dont le positionnement est plus adaptée aux besoin des usagers qui l’utilisent actuellement, ni à la solution alternative que nous avons proposé consistant à remplacer ce train par un semi-direct (Paris 12h04) en y intégrant la desserte éventuelle de Clermont et St Just.
Nous avons interrogé Intercités et RFF sur le choix de ce sillon « hors-système » alors que nos propositions nous semblent préférables en terme d’horaires et de lisibilité de l’offre.

De plus, cette avancée ne doit pas occulter le fait que les deux autres arrêts dont nous demandons le maintien n’ont pas encore été validées, notamment celui aux environs de 7h57 à Creil, dont l’objectif est d’éviter aux étudiants et employés du sud de l’Oise une très forte augmentation du temps de trajet vers Amiens le matin (de 30 à plus de 45 minutes).
L’arrêt que nous réclamons permet en effet des correspondances depuis les trains omnibus de toutes les branches du nœud ferroviaire de Creil (voir notre article/pétition).

Ces arrêts ont été obtenus au changement de service 2012 grâce à la mobilisation des usagers, il nous appartient de faire en sorte que l’histoire se répète pour le Service Annuel 2015.

* L’arrêt à 7h57 sur l’Intercités au départ de Paris 7h31 est refusé pour gagner quelques minutes lors du changement de locomotive à Amiens, la modification de l’horaire de départ d’Amiens vers Boulogne serait impossible car le sillon empièterai sur une plage consacrée aux travaux de cet axe que RFF ne souhaite pas décaler.
Les arrêts à Creil des 8h31 et 12h31 sont refusés par RFF pour cause d’incompatibilité avec les sillons dédiés au fret (sillons qui rappelons-le ne seront pas tous commandés par les entreprises ferroviaires).

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2 Réponses

  • HV IDR 80 says:

    Roooh …. les vilains raccourcis !!!
    @ ce soir !!

  • Alexis says:

    Réponse au collectif IDR80 :

    Nous prenons acte du désaccord exprimé par le collectif d’usagers IDR80 avec notre demande de maintien de trois arrêts Intercités à Creil en direction d’Amiens entre 7h30 et 14h30.
    Cette désapprobation soudaine nous étonne puisque l’ensemble des collectifs et associations présent lors des deux réunions de concertation semblait d’accord avec cette proposition que nous avons défendue avec insistance.


    Selon IDR80, les usagers qui font le trajet Creil – Amiens devraient se contenter de TER omnibus, au temps de parcours beaucoup plus élevé.
    Nous répondons que les sillons omnibus ne correspondent pas plus au besoin de liaisons rapides entre les deux principaux nœuds ferroviaires picards qu’ils ne correspondent à la nécessité de relations performantes entre Paris et Amiens.
    Ces trains ont avant tout pour objectif d’assurer la desserte fine du territoire et le rabattement vers les grandes gares.


    L’argument d’IDR80 selon lequel un train direct ne devrait pas s’arrêter au bout de 25 minutes de trajet au nom du « principe d’équité vis à vis du temps de transport » pour « ne pas pénaliser les voyageurs qui continuent » nous laisse pantois lorsqu’il émane d’un collectif qui a réclamé le rétablissement de la desserte systématique de Longueau (à seulement 7 minutes d’Amiens) et d’arrêts dans des communes de moins de 3500 habitants sur les Intercités Paris – Boulogne.
    Si nous ne contestons absolument pas la pertinence de ces arrêts en terme d’aménagement du territoire, on peut légitimement s’interroger sur la cohérence de ce discours.
    En tout état de cause, les étudiants et employés de l’Oise qui vont subir des augmentations de l’ordre de 30 à 50 minutes de temps de trajet vers Amiens, rien que le matin, auront le loisir d’apprécier ce fameux « principe d’équité » à sa juste valeur.


    Les arrêts dont nous refusons la suppression ne pénalisent en aucune façon les pendulaires Amiénois que défend IDR80 mais permettent d’améliorer l’équilibre économique des Intercités de contre-pointe et de période creuse en les rendant utiles pour un nombre plus important de voyageurs. L’augmentation du temps de parcours en contrepartie demeure très limitée (6 minutes sur un trajet de plus d’une heure).
    Plutôt que d’affirmer de manière dogmatique que « c’est à TER de régler les problèmes de Creil », ne faut-il pas voir dans ce compromis une synergie entre TER et Intercités alors que l’on déplore habituellement le cloisonnement entre activités de la SNCF et entre Autorités Organisatrices ?

    Tout comme la FNAUT Picardie, nous considérons qu’Amiens a vocation à conforter sa position de capitale régionale à part entière et non à devenir une ville dortoir de très grande banlieue.
    À ce titre, nous estimons que priver la Picardie de liaisons ferroviaires performantes entre ses grands bassins de population ne peut que réduire l’attractivité pour les entreprises d’une région déjà durement touchée par le chômage, et au final imposer des conditions de transport de plus en plus difficiles à des navetteurs toujours plus nombreux.



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